Safety brief #2


Mental models

Les êtres humains comprennent la réalité seulement grâce à des modèle du monde dans notre tête. Autrement le flux sans fin des impressions sensuelles ne faisaient aucun sens. Cela permet aussi d’être très performant dans la compréhension des patterns. Par exemple, nous avons aucune difficulté de reconnaitre un visage connu parmi 100 autres personnes d’un coup. Par ailleurs, un niveau de stress élevé augmente la reconnaissance des patterns, ce qui a pu être démontré dans des projets de recherche scientifiques. Et même avec une information (visuelle ou autre) que partielle, notre cerveau extrapole le reste basé sur une expérience de ce qui va normalement ensemble. Cela est du à des modèles mentales, des images que nous avons déjà dans la profondeur de notre cerveau et qui sortent dès que quelques éléments captés de l’entourage suggèrent qu’on a a faire à une telle et telle situation.

Autant que c’est pratique et autant que cela est même essentiel pour fonctionner correctement, il y sont liés deux défauts majeur.

Réalité trompeuse

Les modèles mentales nous peuvent tromper. Appeler par des éléments extérieurs (en anglais: cues), ils s’impose et nous font croire à une réalité qui n’a pas grande chose à voir avec la réalité réelle. L’image est complété dans une mauvaise direction. Cela est bien connu dans le domaine de navigation où la carte et la géographie extérieure sont aligné à tort et on se croit à un endroit où on est pas du tout. Surtout si on est déjà bas et on est stressé – comme on a vu – ce phénomène s’aggrave.

Un phénomène très connu dans ce domaine est la change blindness. Regardez ces deux vidéos qui démontrent bien de ce qu’on parle ici.

Un autre domaine où ce phénomène fait de dégât est la communication. On ne pourrait rien comprendre à la radiotéléphonie avec sa mauvaise qualité notoire si on avait pas déjà une idée de ce qui est normalement dit dans une certaine situation. Par contre, de nouveau, on peut y mettre un sens à tort si pour une fois ce qui est dit est le contraire de ce qui est normalement dit. L’accident mortel de Teneriffe en témoigne.

Surestimation

Le deuxième phénomène à connaitre est la surestimation de la qualité de notre jugement sur la réalité. On ne se croit pas victime de nos modèle mentales au niveau qu’on l’est. On croit à ce qui nous dit notre cerveau que nous voyons et entendons.

Comme y palier?

La première arme contre le coté trompeur des modèle mentales est de connaitre ce phénomène, de reconnaitre que ce que nous voyons n’est jamais la réalité mais seulement notre image de la réalité. Garder toujours une suspicion, un oeuil supérieur qui regarde à la fois la réalité (imaginée) mais aussi soi-même dans la situation de regarder cette réalité (meta-cognition). Cela n’est pas donné et veut un entrainement volontaire. Un bon debriefing (avec soi-même ou partagé) peut également aider.

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Une réflexion sur “Safety brief #2

  1. Les expériences sont phénoménales! Surtout la deuxième. Cela prouve à quel point l’esprit peu corriger certaines erreurs ou du moment que les esprit attend quelque chose de précis il fait abstraction de tous les autres facteurs! Cela me fais penser à la vision. Je sais qu’un œil à parfois des endroits aveugles mais le cerveau corrige la vision pour éviter que l’on voit une tache noir.

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